Pourquoi devrions-nous être Charlie ?

Peut-être devrait-on se poser cette question, sans relâche et jusqu’à obtention d’une réponse, depuis l’attentat…
Il ne s’agit absolument pas de questionner la légitime colère soulevée suite au sanglant meurtre d’innocents. Ni de remettre en cause l’indispensable notion de liberté d’expression. Seulement de s’interroger sur les raisons qui nous poussent à adopter ce symbole.
Car chacun peut et doit bien évidemment rester libre d’exprimer ce qu’il pense, du Front de Gauche au National, du polythéiste à l’athéiste, du libéral à l’altermondialiste, de la joviale jeunesse à la valétudinaire vieillesse, usant de la finesse d’un Devos aux balourdises d’un Bigard, et ce tant qu’il n’appelle pas à la haine ou à la violence.

 

Mais où est Charlie ?

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Bonne « Pas-Fin-Du-Monde » 2013 !

On en a entendu de belles en cette fin d’année 2012 !

Notamment, les Mayas ont presque inventé les maths et l’astronomie, les abeilles (1), le café en grain, les rideaux et tapis à motifs géométriques, les sacrifices rituels (2) et aussi la FIN DU MONDE (3) !!! Et ce, bien avant cet opportuniste de Nostradamus, soit dit en passant.

Sauf qu’en l’occurrence, ils se sont bien plantés. On aurait pu s’en douter lorsqu’ils se sont révélés incapables de prédire la chute de leur propre civilisation, ceci-dit… c’était un bel indice, c’est ballot de l’avoir manqué !

On a réagit comme un gibier affolé, paniqué par l’aveuglante lueur des phares sur la route : il s’immobilise et attend la mort, incapable de réagir; au mieux, il se met soudain à courir en tout sens, pour invariablement terminer sa course au dernier moment sous nos roues, alors même que nous avions tenté un écart, au risque et péril de nos jantes aluminium (imitation marbre rose) et anti-brouillard à facettes, achetés à vil prix grâce à notre abonnement au magazine « Jacky’s touch – Customise ta voiture ! » .

Voilà : si nous n’avons rien remarqué, c’est que nous avons été victime du syndrome du lapin : aveuglés par l’éclatant génie de nos prédécesseurs, nous n’avons rien vu venir.

Si dans l’avenir, suite aux diverses exactions que nous commettons régulièrement contre maman nature, nos yeux mutent pour devenir rouges, et si en plus la nourriture vient à tant manquer qu’on doive en passer par l’ingestion de nos propres excréments pour survivre, on n’aura définitivement prouvé qu’on ne vaut pas mieux que les lapins sur l’échelle de l’évolution ! Un peu moins même : on se reproduit moins vite… 😉

Heureusement, ils n’étaient pas plus intelligents que nous (4).
Ça nous laisse un sursis. 😉

 

(1) Ah ben si ! la preuve : Maya en était une !

(2) Qui, à l’instar du café, sont encore utilisés de nos jours, mais dans une forme modernisée et par un public plus restreint : les tueurs en série (pas ceux de la télévision. Quoique…)

(3) A prononcer très distinctement, avec une grosse voix d’outre-tombe. Et ne jamais oublier de ponctuer cette annonce d’un rire gras et machiavélique… genre « MuhahahahHAHAHAHAH ! »
Sinon, on n’y croit pas et on a seulement l’air ridicule.
.. c’est mieux si on est tueur en série, en plus.

(4) Quoique, c’est peut-être pour laisser une chance de survie au lapins qu’ils ont mis fin à leur civilisation !


Occupy Wall Street

Cela fait maintenant un mois qu’un petit lieu éponyme de la plus grande place boursière du monde est occupée par les manifestants. Si l’action semble puérile et vouée à l’échec, elle n’en reste pas moins louable. Le Boston Big Pictures s’en fait l’écho par l’image, tandis que l’excellent OWNI nous conte plus avant l’impact que pourrait avoir cette démarche.


C’est le solstice d’été !

Enfin, dans notre émisphère en tout cas. Mais qu’importe la saison, cet événement est fêté dans le monde entier ! Comme le montre ces images du Boston Big Pictures. Certains se demanderont peut être ce qu’il y a de si important à célébrer le jour le plus long (ou le plus court) de l’année. Rien, sans doute…

Mais de mon point de vue, c’est toujours bien moins vain que d’autres commémorations. Au hasard :
– les morts. Pourquoi un jour précis, alors qu’à priori, il y en a à la pelle toute l’année ? Et pourquoi se déguiser en macchabée pour réclamer des bonbons ? Par définition, il ne reste déjà plus grand chose à un squelette… si en plus il perd ses dents…
– la venue prochaine d’un bedonnant vieillard rougeaud à poils blancs et salopette rouge tiré par des rennes, logiquement trop gras pour passer par un conduit de cheminée. Sans même parler d’un radiateur électrique.
– le père, la mère, les frères et soeurs, les grands parents, oncles et tantes, le chien du voisin et la chatte à la voisine. Pas de fêtes pour les handicapés mentaux par contre… normal : ils ne se souviendraient sans doute pas de la date.
– les amoureux. Il fallait bien trouver un moment pour qu’on cesse de s’engueuler en couple.
– L’indépendance. On n’est pas foutu de l’être au quotidien, assisté comme on l’est de toute part. J’imagine que c’est la raison pour laquelle il faut nous trouver une raison de l’être en tant que peuple…

Et la liste est longue… 😉


La Virgin-ité de l’océan remise en cause.

Les milliardaires sont curieux. Ils ont des montres aussi chères qu’une voiture, des voitures de luxe aussi chères qu’une maison, des maisons aussi chères que des palais… et des rêves aussi secs et fripés que les billets qu’ils empochent par… milliards.

Pourtant, il en est parfois qui conservent une (minuscule) part de leurs rêves de mômes, lorsqu’ils s’imaginaient devenir ET-Astronaute, Aviateur de Barbes à papa, ou Prix Nobel-Rock de la Paix

Richard Branson est de ces originaux qui, tout en étant loin d’être philanthrope, a décidé d’investir (le mot convient parfaitement) des domaines généralement peu en vogues parmi ses pairs pour combler ces espoirs enfantins.

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La Photo de Presse de l’année

Aujourd’hui s’est tenu la 54ème édition du World Press Photo, le plus prestigieux concours du genre. Cette année, c’est le photographe sud africain Jodi Bieber qui emporte la palme avec cette photo d’une jeune afghanane dont le nez et les oreille ont été tranchés par l’expéditive « justice » talibane pour avoir médit sur son mari…

En même temps, elle était nourrit, logée, blanchie et battue, ce qui prouve bien qu’il tenait à elle ! Alors de quoi elle se plaignait, franchement ?!? 😉

L’ensemble des lauréats est présenté sur l’excellent site du Boston Big Pictures.


Sur une mer d’huile…

Au Golf du Mexique, les efforts incessants de l’armée et des bénévoles pour contenir la nappe de pétrole semblent voués à l’échec. Les barrières flottantes n’empêchent pas la marée noire de s’étendre, comme nous le montre la Carte Interactive du New York Times.

Elle semble douée d’une vie propre. Elle avance continuellement, faisant fi des pathétiques barrières que l’homme place sur sa route. Trop longtemps prisonnière des pipelines de BP, elle saisit sa chance. La plate-forme fuit et la nappe s’enfuit, ivre d’une liberté trop longtemps reportée.

Peut importe les obstacles que les hommes placeront sur sa route. Nul ne l’arrêtera ! ils se rejettent la faute les uns sur les autres, s’agitent, s’émeuvent, se plaignent, geignent, pleurent ou se mettent en chasse. Ils veulent attraper l’évadée, la tueuse, la criminelle qu’ils ont eux-même contribué à créer.

Ils y parviendront, à la fin. Même si d’ici là, sur son chemin, le navire de l’amer mort aura drainé bien des cadavres dans un sillage de brune écume. Le monde perd un peut plus sa mère nature. Le sel de la vie est soluble dans l’huile…

Le Boston Big Picture se fait le témoin de la battue sur ces images.

Prévenir ou guérir, telle est la question qu’on croyait pourtant depuis bien longtemps résolue…


Ecosia

Je découvre à l’instant un nouveau moteur de recherche : Ecosia, lancé en décembre dernier. Les données de recherche proviennent des bases de Yahoo! et Bing (Microsoft). Les résultats me paraissent assez pertinents jusqu’à présent.

Comme son nom l’indique, ce moteur se veut « écologique ». Quézako ? Après la marmotte accro à l’aluminium de Milka, les girafes sexy d’Orangina et la Vache qui rit bêtement, Microsoft se lancerait lui aussi dans la communication animalière ?

Mon imagination s’emballe : les recherches sont désormais effectuées par des pandas portant le monocle, dans des grimoires en vélins recyclés, sur des lutrins en bois issus des forêts éco-responsables.
Ah mais c’est Microsoft tout de même ! J’ajuste ma vision en fonction de cet élément. Les pandas sont des clones enchainés aux lutrins. On aperçoit le logo aux fenêtres rouges, vertes, bleues et jaunes sur leur cou, à côté du code barre qui les marquent. Les contremaitres morses s’en servent pour identifier les trainards avant de les fouetter avec des orties OGM.

Oups…

Bon. En réalité, il semble que les serveurs de traitement d’Ecosia soient indépendants du géant de l’informatique. Ils ne font qu’utiliser leurs données, fonctionnent à l’énergie verte, et 80% des revenus publicitaires sont ensuite reversés à la WWF pour contribuer à la sauvegarde de la forêt amazonienne.

J’aime l’idée. Même si je préfère ma version… 😉

C’est peut-être un gros flan monté de toutes pièces pour grignoter des parts de marché à Google. Si c’est le cas, c’est bien fait, car on trouve des références à ce partenariat sur les sites allemand et colombien du WWF… alors dans le doute, je l’emploie désormais par défaut.

Plus d’informations sur la façon dont Ecosia fonctionne dans la section Comment ça marche ?