Retour à contrecoeur…

J’ai passé mon dernier dimanche sur l’ile en compagnie de Manu et tout sa famille, tandis que Amanchine allait seule assister à une Marche sur le Feu. Peut être aurons-nous la chance d’avoir un article là-dessus un jours prochain ! 😉

Puis le Lundi, je suis allé rendre ma caisse de location à Saint Denis, avant de goûter aux joies des Cars Jaunes pour retourner à Saint Paul. Une chose est sûre : les transports en commun par 35°C, c’est dur…
Sur place, je fis une petite balade et quelques emplettes supplémentaires, avant d’emprunter une des nombreuses lignes de cars alternatives sillonnant l’ile pour remonter chez Amanchine récupérer mes affaires.

Ces lignes secondaires ont ceci d’amusant que, contrairement aux Cars Jaunes, les véhicules ne disposent pas de boutons d’arrêts… les passagers signalent donc leur désir de descendre au chauffeur en tapant deux ou trois fois dans leurs mains ! Même prévenu par Amanchine, ça reste aussi surprenant qu’amusant lorsqu’on l’expérimente soi-même… 😉

Au départ, je comptais aller à l’aéroport en reprenant les cars. Mais Amanchine a finalement eu le dernier mot en me proposant de m’emmener en moto -malgré tout mon barda- jusqu’à St Paul, pour attraper les cars jaunes et ainsi éviter une détestable attente des lignes de bus internes.
On tenta donc la greffe de mon sac de voyage dans son Top-Case (qui ne s’est jamais fermé); elle porta mon sac à dos sur son réservoir, et je tentais tant bien que mal de me caser sur le siège passager en conservant mon énorme sac photo dans mon dos et par dessus le top-case déjà bien enflé…

L’expédition me paraissait bien périlleuse étant donné le tout petit gabarit d’Amanchine. Mais après tout, cela ne durerait que dix petites minutes… durant lesquelles je me voyais bien laisser définitivement l’empreinte de ma raie sur son siège, grâce à l’action désagréablement combinée de mes muscles fessiers et de la sueur qui -j’aime à le croire- ne devait sa présence en ces lieux que par l’action de l’extrême chaleur qui régnait en ce jour…
Seulement voilà… arrivés à l’intersection menant vers St Paul ou St Denis, Amanchine me dit que ce court trajet s’était bien passé et qu’elle envisageait volontiers la poursuite jusqu’à l’aéroport. Je couinais alors un vague « Comme tu veux ! »… et nous nous engagions aussitôt sur la voix rapide.

Bon, ça parait épique raconté comme ça, mais ça s’est très bien passé. D’ailleurs, une fois sortis des routes encombrées de voitures et accoutumés à notre inconfortable position, ma raie s’est décontractée. C’est dire !
Bref… on est parvenu entiers à destination et je remercie encore mon aimable logeuse de m’avoir évité les désagréments des transports en communs par cette canicule.

A l’aéroport, après l’apéro, Amanchine a remarqué une petite exposition photo sur le volcan, auprès de laquelle nous nous sommes arrêtés. Et comme l’auteur était présent et que le sujet la passionne, la conversation s’est engagée naturellement. C’est ainsi que nous avons rencontrés monsieur Pierre Choukroun, contrôleur aérien à St Denis, et auteur photographe à ses frais d’un bel ouvrage par passion. Si vous voulez en savoir plus, retrouvez Pierre Choukroun sur son site, et dans son livre : Volcan d’exception

Pour la petite histoire, une semaine après mon départ, Amanchine m’envoyait un mail m’expliquant que Mr Choukroun l’avait contacté, pour l’emmener de nuit au sommet du volcan, avec plusieurs autres photographes, pour y observer une coulée de lave… Là encore, nous aurons peut-être la chance d’avoir un petit article de sa part prochainement sur cet événement… 😉

Après cette rencontre, j’ai fais mes adieux à Amanchine et à la Réunion

-> Tout de suite, la suite !

Laisser un commentaire