On boit un coup ?

Après une parenthèse dans le joyeux monde de la sobriété, me voilà revenue dans l’univers phytothérapique de l’alcool. Les portes de l’ivresse psychédélique me sont à nouveau ouvertes. Parmi tous leurs innombrables trésors, un amour de jeunesse : La GUINNESS !!!

Mais, au fait, c’est quoi la Guinness?
Certains, dont moi, s’accordent à dire que la Guinness est tout simplement le Nectar des Dieux, surpassant de très loin la chiante et surestimée ambroisie (oui, oui, je peux être de mauvaise foi).

D’autres, plus terre à terre et bien moins imaginatifs, se contentent d’expliquer que la Guinness est une bière (si, si). Ils vont parfois élargir leur argumentaire en vous apprenant que c’est une Stout. AH ! Mais c’est quoi une Stout au juste? (Si vous vous foutez de connaitre la réponse, passez le prochain paragraphe).

Donc, petit cours de « Stoutisme » (rien à voir avec les hordes de jeunes catholiques assoiffés de feu de camps et de marche pied) : la stout est une bière brassée à partir d’une extrait végétal (moût), à forte teneur de malt hautement torréfiés et de grains d’orges qui donnent à notre amie la stout sa jolie couleur noire.

Maintenant, un peu d’histoire…
Tout commence en 1759 lorsque le jeune Arthur Guinness, agé de trente-quatre ans, fait l’acquisition d’une brasserie désaffectée au cœur de Dublin. Dix ans plus tard, il exporte pour la première fois 54 tonneaux de bière brune en Angleterre.
L’affaire d’Arthur va profiter de l’expansion de l’Empire Britannique (ça fera plaisir aux nostalgiques des Colonies) pour parvenir à s’exporter (pas lui, la bière !) partout dans le monde.

En 1886, la Brasserie Guinness produit par an 1,2 millions de barils. Et en 1914 (magie du saut dans le temps), la production atteint presque les 3 millions de barils.

Mais (parce qu’il a souvent un mais), Guinness connait un sort tragique le triste 1er juillet 2007. C’est à cette date (à marquer d’une pierre noire) que l’activité est rachetée par les sponsors des footeux dégénérés et autres joyeusetés : les Brasseries Kronenbourg (ça fout un coup, hein ?).
Quand on sait que Kronenbourg s’est fait rachetée en 2008 par le groupe Carlsberg, c’est le coup de grâce!

La Guinness et l’éthylotest…
Posons comme postulat de départ pour notre réflexion (oui, les buveurs de Guinness peuvent aussi reflexionner) qu’il faut boire avec modération, ne pas prendre le volant après avoir consommé de l’alcool, ne pas bla bla bla

Ceci étant fait, nous pourrons simplement dire que la Guinness est une bière (on va finir par le savoir) qui, pour la moins forte, affiche au compteur juste 4,2° (moins que le cidre!). Vous pourrez donc vous délecter du Nectar ou vous en jeter un derrière le cornet (au choix, c’est juste une question de style) sans pour autant nager le dos crawlé sous votre table basse, ou tomber amoureux du premier lampadaire venu.

La Guinness et la pub…
La publicité est cette drôle forme de communication qui a pour but de capter l’attention d’un public ciblé afin de l’inciter à consommer le produit cité (tout compris?).
Et la Guinness ne déroge pas à la règle. Juste pour le plaisir, un petit florilège :

Et sinon, on boit un coup?
Si vous êtes arrivé jusque là, c’est que vous êtes un gros soiffard ! C’est une chose de lire, ç’en est une autre de se sustenter… Et là, plusieurs façons d’arriver à vos fins. La Guinness en bouteille (bof), la Guinness en canette (cool) et la Guinness à la pression (oh yeah !).

Sachez que les bouteilles et les canettes sont équipées du Rocket Widget, petite capsule remplie d’azote sous pression qui, après ouverture, libère son contenu et permet d’obtenir le même résultat qu’à la tireuse.

Vous avez aussi le loisir, si vous êtes joueur, de vous essayer aux cocktails à base de Guinness :

  • Le Black & Tan : 50% Guinness + 50% bière blonde (mmmmmm…)
  • Le Black Velvet : 6 cL de Guinness Extra Sout + 6 cL de champagne brut (classe)
  • Le Poor Man’s Black Velvet est une variante dans laquelle le cidre remplace le champagne (un spécial Normands ?)
  • Le Irish Car Bomb : 3 cL de Irish Cream (ex : Baileys) + 3 cL de Whisky irlandais, le tout versé dans 25 cL de Guinness (Irish Power !)
  • Le Depth Charge : 50 cL de Guinness Draught + 5 cL de whisky irlandais (à ne pas négliger si vous partez sur le sentier de la guerre)

Évidemment, la liste de ces mixtures n’a de limite que l’imagination des barmen et autres consommateurs assidus de bulles alcoolisées.

Bon, sur ces bonnes paroles, j’ai soif !

5 réflexions au sujet de « On boit un coup ? »

  1. Juste un petit commentaire : il me semble qu’à la base, le Black&Tan est fait avec de la Kilkenny, qui est une ambrée et non une blonde… 😉

  2. Je sais que tu es un fin connaisseur du Black & Tan mais je crois bien qu’à la base, il résulte d’un mélange anglais (Guiness + Bass). Ce sont les irlandais qui l’ont accomodé (Guinness + ambrée (souvent Kilkenny, parfois Murphy’s)) en le nommant alors le Half Half. 🙂

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