Le Livre sans Nom

Voici que vient pour moi le temps de fêter le passage d’une nouvelle année. Si je ne m’en soucis pas (encore), ceux qui me sont proches persistent à vouloir marquer le coup.

La plupart du temps, la simple évocation de la formule consacrée suffit amplement. Et parfois, un cadeau vient agrémenter la banalité d’usage… 😉

Cette année, mon Marcus favori s’est penché sur la question en m’offrant ce bouquin au titre plus qu’intrigant. La légende urbaine veut que le texte original a été placé anonymement sur la toile.
J’apprends par ces même bruits de couloirs que le contenu du bouquin en fait un véritable concentré de la culture pop-rock des cinquante dernières années.

En me renseignant plus avant, il semble tout de même que l’auteur soit parfaitement connu de l’éditeur original, en Angleterre. Il n’est pas si fou, s’il veut percevoir ses royalties… 😉

Dans tous les cas, je me fie généralement sans hésiter au goût sans faille de Marcus. J’ai donc entamé la lecture de ce pavé sans la moindre hésitation.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on entre rapidement dans le vif du sujet, avec une tuerie dès les premières lignes. Ensuite, les meurtres s’égrènent au fil des pages sans que le rythme faiblisse. Les flingues sont de sortis, les morts-vivants aussi… Si c’était un film, ce serait sans conteste un bouillon de culture Action/Polar Fantastique.

Le style, simple mais fluide, favorise largement une lecture rapide et l’entrée immédiate dans l’univers étrange de l’auteur.
Quoique, étrange n’est pas réellement le mot qui convient, tant chaque scène et référence nous parait toujours familière.

Les bars et ruelles insalubres de la ville de Santa Mondega rappellent immanquablement les films de Tarantino et Rodriguez, notamment Une nuit en enfer.
La présence de moines en kimonos oranges n’étonnera pas les quarantenaires, qui piocheront allègrement dans leurs souvenirs pour y retrouver les références à Bruce Lee ou David Carradine.
Un couple d’amoureux en cavale nous évoque True Romance; Le duo de flic enquêtant sur les meurtres ressemble à s’y méprendre à celui de Seven; Les tueurs sont des répliques d’Elvis, de Terminator, ou du flingueur sans nom des westerns de Sergio Leone.
Même les conversations des personnages sont un prétexte pour l’auteur à citer ses références favorites, comparant ainsi Led Zeppelin à Queen, ou Robert de Niro à Al Pacino.

Bref, la lecture de ce bouquin n’a pas révolutionné ma vision du monde, et ce n’est pas le must have qu’Internet tente de nous faire croire. Mais c’est un réel bon moment de détente et de plaisir que d’égrener les références au fil des pages tout en cherchant le fin mot de l’histoire.

Et rien que pour ça, il vaut la peine d’être lu. 😉

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